Jeter ses protections périodiques aux toilettes : un geste à éviter

par | 14 Jan 2026

Mis à jour le 24 février 2026

⏱️ Temps de lecture : 8 min

Plage de sable polluée par beaucoup de déchets plastique pour expliquer de ne pas jeter ses protections périodiques n'importe où - Marguerite & Cie

Dans notre quotidien, la gestion des déchets est un enjeu majeur, et les protections périodiques ne font pas exception. Bien que la tentation soit grande de s’en débarrasser rapidement en les jetant dans les toilettes, cette habitude, malheureusement très répandue, a des conséquences désastreuses, tant pour nos infrastructures que pour l’environnement. Chez Marguerite & Cie, nous nous engageons à vous accompagner vers des règles plus sereines et respectueuses de notre planète. C’est pourquoi il est essentiel de briser les mythes et de comprendre pourquoi les tampons, serviettes périodiques et autres protections menstruelles n’ont pas leur place dans nos systèmes d’assainissement.

Cet article explore en profondeur les multiples raisons pour lesquelles il est impératif d’adopter les bonnes pratiques d’élimination des protections périodiques. Nous aborderons l’impact sur vos canalisations, les coûts engendrés pour les collectivités, les conséquences environnementales, et la vérité sur les produits dits « biodégradables » ou « jetables dans les toilettes ». Enfin, nous vous proposerons des alternatives et des conseils pratiques pour une gestion plus responsable de vos protections menstruelles, où que vous soyez.

L’impact dévastateur sur les canalisations et les réseaux d’assainissement

Le premier réflexe, souvent par commodité ou par manque d’information, est de jeter les protections périodiques dans les toilettes. Cependant, cette action, en apparence anodine, est la cause principale de nombreux problèmes de plomberie et d’obstruction des réseaux d’assainissement. Contrairement au papier toilette, conçu pour se désintégrer rapidement au contact de l’eau, les tampons et serviettes périodiques sont spécifiquement fabriqués pour absorber les liquides et retenir leur forme, même mouillés. Cette caractéristique essentielle à leur fonction les rend particulièrement problématiques une fois dans les canalisations.

Lorsqu’une protection périodique est jetée dans les toilettes, elle ne se dissout pas. Au lieu de cela, elle gonfle et s’agglomère avec d’autres déchets (cheveux, graisses, lingettes, etc.), formant des masses compactes appelées « fatbergs » ou « icebergs de graisse ». Ces bouchons géants peuvent rapidement obstruer les tuyaux de votre domicile, entraînant des refoulements d’eaux usées, des dégâts des eaux coûteux et des désagréments majeurs. Au-delà de votre installation personnelle, ces amas se retrouvent dans les réseaux d’égouts municipaux, où ils causent des blocages encore plus importants, nécessitant des interventions complexes et onéreuses des services d’assainissement. Les professionnels de la plomberie et de l’assainissement sont régulièrement confrontés à ces obstructions, qui représentent une part significative de leurs interventions.

Des conséquences environnementales désastreuses : microplastiques et pollution

L’impact des protections périodiques jetées dans les toilettes ne se limite pas aux problèmes de plomberie. Il s’étend bien au-delà, affectant gravement nos écosystèmes aquatiques et la faune. La plupart des protections périodiques jetables contiennent une quantité significative de plastique. Les tampons sont souvent emballés dans du plastique, ont des applicateurs en plastique, et peuvent même contenir une fine pellicule de plastique dans leur partie absorbante. Les serviettes périodiques, quant à elles, intègrent généralement encore plus de plastique, de la base étanche aux polymères super-absorbants, sans oublier l’emballage.

Lorsque ces produits sont jetés dans les toilettes, ils finissent par se fragmenter en microplastiques. Ces minuscules particules de plastique, invisibles à l’œil nu, ne sont pas filtrées par les stations d’épuration et se retrouvent directement dans les rivières, les lacs et les océans. Une étude de 2016 menée par l’ONG Surfrider a révélé que les applicateurs de tampons périodiques figurent parmi les dix déchets plastiques les plus fréquemment trouvés dans les océans. Un phénomène confirmé par un article du média H2O Global News publié en mai 2025 : au Royaume-Uni, c’est près de 2 milliards de protections qui sont jetés dans les toilettes chaque année.

Ces microplastiques sont ingérés par la faune marine, s’accumulent dans la chaîne alimentaire et peuvent ainsi se retrouver dans nos assiettes, avec des conséquences encore mal connues sur la santé humaine. 

Au-delà des microplastiques, les protections périodiques contiennent également des substances chimiques potentiellement toxiques, telles que des phtalates, des pesticides et des dioxines, issues des processus de fabrication. Lorsque ces produits se dégradent dans l’eau, ces substances sont libérées, contribuant à la pollution chimique des milieux aquatiques et menaçant la biodiversité. L’élimination incorrecte de ces produits a donc un impact direct et durable sur la qualité de l’eau et la santé de nos écosystèmes.

Protections périodiques « biodégradables » ou « jetables dans les toilettes » : mythe ou réalité ?

Face à la prise de conscience environnementale, de nombreux fabricants proposent désormais des protections périodiques présentées comme « biodégradables » ou « jetables dans les toilettes ». Il est crucial de démystifier ces appellations qui peuvent induire en erreur et encourager des pratiques néfastes. Même si un produit est composé de matériaux d’origine végétale (comme le coton biologique) et est théoriquement biodégradable, cela ne signifie pas qu’il peut être jeté dans les toilettes.

La raison est simple : la biodégradabilité est un processus qui prend du temps et qui nécessite des conditions spécifiques (température, humidité, présence de micro-organismes) que l’on ne retrouve pas dans les canalisations ou les systèmes d’égouts. Les protections périodiques, même « biodégradables », sont conçues pour absorber et retenir les liquides. Une fois dans l’eau, elles gonflent et conservent leur intégrité structurelle suffisamment longtemps pour causer des obstructions. Les tests de « jetabilité » réalisés par les fabricants sont souvent effectués dans des conditions idéales qui ne reflètent pas la réalité des réseaux d’assainissement, où les flux sont rapides et les conditions de dégradation sont loin d’être optimales.

De plus, les stations d’épuration ne sont pas équipées pour traiter ces matériaux. Elles sont conçues pour séparer les solides des liquides et pour dégrader les matières organiques solubles. Les protections périodiques, même en coton, sont des solides fibreux qui s’agglomèrent et entravent le bon fonctionnement des équipements, augmentant ainsi les coûts de maintenance et de réparation. Il est donc impératif de comprendre que l’étiquette « biodégradable » ou « jetable dans les toilettes » ne doit en aucun cas être interprétée comme une autorisation de les jeter dans la cuvette. La seule méthode d’élimination appropriée reste la poubelle.

Coûts cachés et impact sur les infrastructures : un fardeau pour tous

Les conséquences de l’élimination inappropriée des protections périodiques ne se limitent pas aux désagréments individuels ou à la pollution environnementale. Elles engendrent également des coûts financiers considérables, qui sont finalement supportés par les contribuables et les usagers des services d’eau. Les obstructions causées par ces produits dans les canalisations domestiques nécessitent l’intervention de plombiers, dont les services peuvent être coûteux. Mais l’impact est bien plus large au niveau des infrastructures publiques.

Les stations d’épuration des eaux usées sont particulièrement affectées. Conçues pour traiter les eaux usées et les matières organiques, elles ne sont pas équipées pour gérer des solides fibreux comme les tampons et serviettes. Ces produits s’agglomèrent, bloquent les pompes, endommagent les équipements de filtration et de traitement, et perturbent l’ensemble du processus de dépollution. Les agents des services d’assainissement doivent régulièrement intervenir pour retirer manuellement ces amas de déchets, un travail fastidieux, coûteux et souvent dangereux. Ces opérations de maintenance imprévues et les réparations d’équipements endommagés représentent des millions d’euros chaque année pour les collectivités. Ces dépenses supplémentaires se répercutent inévitablement sur les factures d’eau des ménages, transformant ainsi une mauvaise habitude individuelle en un fardeau financier collectif.

En outre, les « fatbergs » géants, comme celui de 130 tonnes découvert à Londres, témoignent de l’ampleur du problème. Ces masses solides, composées de graisses, de lingettes et de protections périodiques, peuvent paralyser des sections entières du réseau d’égouts, nécessitant des interventions lourdes et des travaux de génie civil pour les retirer. L’impact sur le fonctionnement des systèmes d’assainissement est donc majeur, compromettant leur efficacité et leur durabilité.

Sensibilisation : changer les mentalités pour un avenir plus propre

Malgré les conséquences évidentes, la pratique de jeter les protections périodiques dans les toilettes persiste. Les raisons sont multiples : manque d’information, commodité, gêne, ou encore la fausse croyance que ces produits se désintègrent comme le papier toilette. Il est donc crucial de renforcer les campagnes de sensibilisation pour changer ces habitudes.

Pour être efficaces, ces campagnes doivent être claires, directes et accessibles. Elles doivent expliquer non seulement les risques de bouchons et les coûts financiers, mais aussi les conséquences environnementales à long terme. La sensibilisation doit commencer dès le plus jeune âge, à l’école, pour que les bonnes pratiques d’élimination deviennent une seconde nature. Les institutions publiques, les entreprises et les lieux de forte affluence ont également un rôle à jouer en informant leurs usagers et en équipant adéquatement leurs toilettes de poubelles adaptées et clairement identifiées.

Des initiatives gouvernementales et des associations œuvrent déjà dans ce sens, mais un effort collectif est nécessaire. Il s’agit de déconstruire les tabous autour des règles et de promouvoir une gestion saine et respectueuse des protections périodiques. En rendant l’information facilement disponible et en facilitant l’élimination correcte, nous pouvons encourager un changement de comportement durable.

Alternatives et bonnes pratiques : vers une gestion responsable de nos règles

Adopter les bonnes pratiques d’élimination des protections périodiques est un geste simple mais essentiel pour préserver nos infrastructures et l’environnement. La règle d’or est claire : toutes les protections périodiques, qu’elles soient jetables ou réutilisables, ne doivent jamais être jetées dans les toilettes. Elles doivent systématiquement être déposées dans une poubelle, à l’exception des protections Natracare, qui sont compostables.

Pour faciliter cette pratique, voici quelques conseils :

  • À la maison : Ayez toujours une poubelle à portée de main dans vos toilettes ou votre salle de bain. Pour des raisons d’hygiène et pour éviter les odeurs, il est recommandé d’utiliser une poubelle avec un couvercle et un sac. Vous pouvez envelopper votre protection usagée dans du papier toilette ou un petit sac opaque avant de la jeter.
  • En déplacement : Dans les toilettes publiques, utilisez les poubelles mises à disposition. Si aucune poubelle n’est disponible, prévoyez un petit sac discret (un sac à déjections canines ou un sac spécialement conçu pour les protections périodiques) pour stocker temporairement votre protection usagée et la jeter par la suite.
  • Alternatives durables : Pour réduire votre impact environnemental, considérez l’adoption de protections périodiques réutilisables. La coupe menstruelle est une excellente option, durable, économique et écologique. Elle se rince à l’eau et au savon et peut être réutilisée pendant plusieurs années. Les serviettes périodiques lavables et les culottes menstruelles sont également des alternatives confortables et respectueuses de l’environnement. Elles se lavent en machine et peuvent être utilisées pendant de longues périodes. Ces options réduisent considérablement la quantité de déchets générés et contribuent à un mode de vie plus durable.

En choisissant des alternatives durables et en adoptant les bonnes pratiques d’élimination, vous contribuez activement à la protection de nos systèmes d’assainissement et de notre planète. Chaque geste compte pour un avenir plus propre et plus sain.

Conclusion : un geste simple pour un impact majeur

Jeter ses protections périodiques dans les toilettes est une pratique qui, bien que répandue, a des répercussions graves et multiples sur nos infrastructures, notre environnement et nos finances. Des canalisations bouchées aux « fatbergs » géants, en passant par la pollution des océans par les microplastiques et les coûts exorbitants pour les collectivités, les conséquences sont loin d’être anodines.

Il est temps de briser le tabou et d’adopter des habitudes plus responsables. La solution est simple : les protections périodiques doivent être jetées à la poubelle, ou au compost s’il s’agit de protections Natracare. En choisissant des alternatives durables comme la coupe menstruelle, les serviettes lavables ou les culottes menstruelles, et en adoptant les bonnes pratiques d’élimination, nous pouvons collectivement faire une différence significative.

Chez Marguerite & Cie, nous sommes convaincues qu’une meilleure information et des gestes simples peuvent transformer notre rapport aux règles et à l’environnement. Chaque personne a le pouvoir d’agir pour un avenir plus propre et plus sain. Faisons de l’élimination correcte des protections périodiques une norme, pour le bien de tous et de notre planète.

Rappel important : cet article a été rédigé avec l’aide d’une intelligence artificielle pour la recherche, la structuration et la rédaction initiale. Des personnes bien réelles, qui ont leurs règles, ont ensuite relu, enrichi, vérifié les données, corrigé les formulations, bu beaucoup de thé, de café (et aussi mangé quelques crêpes), peaufiné ce texte avec soin et engagement pour vous offrir un contenu de qualité, aligné avec les valeurs de Marguerite & Cie.

Pour aller plus loin sur les conséquences des protections dans les toilettes : 

« Fatberg : le monstre de graisse londonien pourrait finir au musée » – Le Monde – 15/09/2017

« The problem with periods, plastic and pollution » – H2O Global News – 07/052025

« Microplastiques et nanoplastiques : quels impacts sur la vie marine » – Ifremer – Date non spécifiée

« Voici pourquoi il faut éviter de jeter les tampons dans les toilettes » – Natracare – Date non spécifiée

« Est-ce que l’on peut jeter les tampons biodégradables dans les toilettes ? » – Natracare – Date non spécifiée

 Crédit image de couverture : Aldward Castillo, Unsplash

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