Chez Marguerite & Cie, nous avons une volonté : changer les règles, et à grande échelle. Nous luttons contre les inégalités générées par les règles, et en faveur de la gratuité universelle des protections périodiques. En premier lieu, ces valeurs sont représentées par nos distributeurs : comme le prouve une étude publiée en juin 2025, la présence de distributeurs “augmente le score de bien-être” des personnes menstruées. Un distributeur Marguerite & Cie, c’est un accès à des protections périodiques saines et de qualité, qui vous établit comme un espace accueillant et inclusif, respectueux du bien-être des , et de l’environnement.
Plus qu’une simple action de de politique RSE, cela contribue à l’évolution des mentalités concernant les règles, et à la libération de la parole sur un sujet encore trop stigmatisé. Toujours selon l’étude de Sarah Pebayle, notre distributeur “est un symbole pour les étudiantes qui se sentent reconnues en tant que personne menstruée et qui voient en ces distributeurs le respect de leur dignité. Il est le signe […] de la transformation de la société vis-à-vis d’un évènement naturel longtemps ignoré et diabolisé.”
Table des matières
Installer un distributeur : oui, mais est-ce suffisant ?
Fournir des protections, c’est une première étape. Toutefois, bien que ce soit évidemment un pas en avant vers l’égalité femmes-hommes, en participant à la création d’un environnement de travail plus sain et agréable pour les femmes, nous considérons aujourd’hui que faire entrer les règles dans le milieu de l’entreprise est avant tout une question de posture, et pas seulement de produit. Si l’installation de distributeurs n’est pas accompagnée d’une prise de conscience générale sur le tabou des règles dans le milieu du travail, il ne contribuera pas à “changer les règles”.
Nos distributeurs garantissent certes l’accès à des protections périodiques respectueuses de la santé des femmes et de la planète, mais leur impact ne s’arrête pas là. Ils permettent de faire entrer la réalité des règles dans le monde de l’entreprise, où elles sont encore largement invisibilisées. Installer un distributeur permet de parler des règles, dans un milieu où elles ne sont mentionnées que pour stigmatiser celles qui les ont (le célèbre “qu’est-ce que t’as, t’as t’es règles ?”)
Installer un distributeur, c’est envoyer un message fort, c’est dire à vos salariées que leurs préoccupations sont prises en compte, c’est montrer que leur condition vous importe et c’est leur offrir un environnement de travail mieux adapté, et plus accueillant. C’est montrer votre engagement en faveur du bien-être et de l’inclusion au travail, c’est agir contre les discriminations. Mais seulement lorsque cela s’accompagne de mesures concrètes.
Notre mission, au-delà de proposer gratuitement pour les utilisatrices des protections périodiques saines, est de faire en sorte que les règles puissent être vécues plus sereinement au quotidien, y compris au travail. L’installation d’un distributeur y contribue évidemment, d’autant plus quand il est de qualité comme les nôtres, mais ce n’est pas tout. Elle doit être suivie d’une réelle volonté de vouloir faire évoluer les mentalités, un engagement solidaire et responsable, une question de posture.
Il arrive par exemple encore trop souvent, faute de poubelles adaptées, que l’on se retrouve à devoir jeter ses protections dans les toilettes ou à les garder sur soi. Cette réalité quotidienne est source de gêne, de stress, et nuit à l’expérience de travail, alors qu’un simple aménagement pourrait pourtant tout changer. Il ne suffit alors pas d’installer un distributeur pour que les menstruations soient mieux vécues au travail, même si cela y contribue, il faut l’accompagner d’autres actions d’aménagement et de sensibilisation.
L’importance d’une prise de conscience
La libération de la parole concernant les règles, selon Élise Thiébaut, “ça passe par un processus qui consiste à redonner de la dignité à ce sujet en tant que tel, lui redonner sa dimension culturelle, sociétale, historique : remettre le sujet des règles comme un sujet anthropologique d’intérêt.” C’est en comprenant d’où vient le tabou qui entoure les règles, et en réintégrant ce phénomène naturel dans la société, que l’on pourra plus aisément en discuter, et réduire les discriminations qui pèsent sur les femmes, notamment dans le milieu du travail. Vous pouvez retrouver sur notre site de nombreux articles afin d’en apprendre plus sur l’histoire des règles, du tabou ou de la publicité menstruelle.
Afin de faire évoluer les mentalités, il est évidemment bénéfique d’installer des distributeurs, mais il convient aussi d’aborder plus en profondeur le sujet des règles en entreprise. Les règles ne sont pas un sujet tabou, intime et personnel, c’est un phénomène culturel et anthropologique essentiel à la compréhension de nos sociétés depuis plusieurs millénaires. C’est donc en cela qu’il est nécessaire de les considérer comme tel, notamment dans le monde du travail, où les règles sont encore largement sources de stigmatisation.
Fondamentalement, le masculin et le féminin sont des constructions culturelles. C’est ce que Françoise Héritier, anthropologue de renom, appelait la “valence différentielle des sexes” : un processus par lequel on associe spontanément des valeurs négatives à ce qui est féminin, et positives à ce qui est masculin. Pour Élise Thiébaut, cette conception sociale est un “déni de la réalité naturelle”, amplifiée par le tabou des règles. Selon elle, “on est désigné « femme » par le fait qu’on a ses règles” : les règles, phénomène féminin par excellence, héritent de cette connotation négative. Résultat, les menstruations restent encore aujourd’hui entourées de silence, vues comme impures ou honteuses, car elles sont associées à la féminité, et donc à la négativité.
Ainsi, libérer la parole sur le sujet des règles, phénomène naturel touchant la moitié de population, qu’il n’est donc pas possible de l’occulter dans le monde du travail, présente de nombreux atouts. En premier lieu, du fait de l’installation de distributeurs, les femmes vivent mieux leurs menstruations. Mais, le recul des stéréotypes entourant les règles, et la reconnaissance de ce phénomène dans le cadre de l’entreprise permettent aussi d’avancer vers l’égalité femme-homme. Parce que les règles ne concernent pas toute la population, elles sont inégalitaires ; et, parce qu’elles sont taboues, les femmes subissent une forme d’oppression qu’aucun homme ne connaîtra jamais. Dans ce contexte, il est donc capital de transformer en profondeur les mentalités concernant les règles, afin qu’elles ne soient plus considérées comme quelque chose de stigmatisant, mais bien comme le phénomène naturel qu’elles sont.
Installer un distributeur est un bon début, mais ce n’est que le début. Derrière cet acte concret, c’est un engagement plus large que les entreprises peuvent prendre : celui de créer un environnement où chaque personne peut travailler dans la dignité, la compréhension et le respect. Parce qu’à travers la question des règles, c’est toute une posture de responsabilité sociale qui se dessine.
Crédit photo : Mimi Thian, Unsplash



